
Plume de poésies Poésies |
| | | | mes îles d'océan indien .... | Mar 8 Juil - 21:30 par Mary-jo | *
je vous conte mes parfums de vétiver à l'ombre des ravenalas
le chant du cardinal rouge sur la branche d'un manguier.
et les murmures d'ombrelles rouges du flamboyant à l'hiver
des étés indiens sur le bleu de la mer.
je vous berce de mes cascades aux voiles de mariée
qui glissent sur la roche découpée, jusqu'à la ravine
saint Gilles. regardez gronder le souffleur
sa langue mouillée crache des millions de perles d'eaux
salées, son flanc meurtri par la vague forte de la main de
l'océan, s'ouvre telle l'entaille profonde.
le souffleur chante un voile d'eau monte vers l'azur
retombent de fines gouttelettes.
les squales nagent dans les flots bleus à la recherche
d'une proie, le barracuda glisse son museau pointu
entre les récifs de coraux. La barrière de corail
de st Gilles laisse le danger au loin.
le sable tiède roule sous la vague d'écume interminable.
Les cirques effondrés gardent leur beauté sauvage
et sur les flancs boisés, se promènent les boeufs
en liberté,
le coq s'égosille au passage d'un char à boeuf
portant des tiges vertes de canne à sucre.
Les bassins bleus résonnent de cris d'enfants
leurs eaux poissonneuses brillent d'écailles d'argent.
le volcan Piton de la Fournaise, garde en veille
son rouge chaudron.
sa lave devenue froide est glissante, lacère
la semelle des mes espadrilles légères.
Une brume perlée d'eau coiffe le piton des Neiges,
jusqu'au Maïdo.
Je vous emporte vers les flots
rageurs, plonger dans cette eau turquoise
pour connaître l'ivresse des abysses d'un des plus beaux océans
aux puissants courants marins.
Sur les rochers la mer frappe, cogne d'une vague forte
et projette vers les cieux des larmes salées, le souffleur
crache ses perles à plus de cent mètres de haut créant ainsi
un voile blanc visible de loin.
j'écoute le grognement du souffleur entre deux rochers escarpés
où le flot vigoureux glisse, ouvrant un passage d'eau dans la faille
comme ce ventre de femme ou glisse sauvage la lame de fond
de l'épée de feu de l'amant.
la mer toujours saura m'évoquer la femme, et
vos doigts sont dentelle-marée-écume sur ma plage
aux sables lissés.
le parfum de vos baisers est doux comme un vent d' alizé
caressant la fleur du frangipanier odorante, enivrante,
les frissons ressentis sont les murmures de ma peau contre votre peau
comme un long bruissement,
à ramener sans cesse entre mes ravines, ce flot tumultueux
indécent, sauvage, jusqu'à creuser mes reins
d'un plaisir toujours contenu.
ô que j'aimerais vous sentir, glisser comme cette vague chaude
d'écume blanche
vous engouffrer à l'entrée de ma gorge, pour que renaisse
encore le souffle édénique de la passion
je m'égare,
ma plume dérive vers d'autres crépuscules
lointains où les soleils rouges brûlent ma peau.
Que revienne encore, la nuit qui étouffe sous son drap de soie
nos râles éperdus d'amour.
*
| | Commentaires: 7 | | |
| |
|